Last updated: April 3, 2012 3:38 pm

Un nouveau parti par des citoyens pour des citoyens

CHICOUTIMI (PUC) — L'Union citoyenne du Québec est l'initiative de citoyens comme Alexis St-Gelais, un Jonquiérois désirant créer un parti politique de gauche fédéraliste au Québec visant ainsi à combler le vide politique actuel.

L'idée de créer un parti vient d'un regroupement de Québécois autour de M. St-Gelais qui ne se sentaient pas représentés par un parti politique. Ils ont alors décidé de créer leur propre parti selon leurs idées : un parti de gauche et fédéraliste. Le but de l'UCQ est de représenter la voix des gens avant tout et non la parole du chef selon Alexis St-Gelais. Ce dernier critique la hiérarchie et la censure faites par les libéraux: «J'étais président de circonscription et on ne pouvait pas dire n'importe quoi, le service des communications du parti était toujours sur notre dos à nous dire quoi dire exactement».

Selon lui, le Parti libéral part du haut pour aller vers le bas, c'est-à-dire que les chefs en haut décident ce que les représentants disent. Il souhaite plutôt que l'UCQ ait une hiérarchie contraire: «Les gens qui sont députés ou chefs de parti devraient avant tout travailler pour traduire la volonté des membres». Les personnes travaillant à l'élaboration du nouveau parti le font bénévolement, comme le dit M. St-Gelais: «La politique ce n'est pas juste une histoire d'argent, c'est aussi une histoire d'idées et de travail.» Jusqu'à maintenant, l'UCQ n'est pas un parti politique officiel, il lui faut avant tout recueillir 100 signatures.

L'élaboration du parti étant en cours, les membres sont d'abord invités à se positionner sur les différents sujets tels que la santé. Différentes options ont été discutées jusqu'à présent entre autres concernant le problème de la corruption dans le monde de la construction. L'UCQ veut revoir la manière dont les appels d'offres sont faits. Présentement, c'est le principe du plus bas soumissionnaire. Selon M. St-Gelais, cette méthode occasionne «des infrastructures déficientes qui vont durer moins longtemps». L'UCQ propose de baser les contrats publics sur des critères de qualité de main-d'œuvre et de matériaux ainsi que des critères environnementaux afin d'avoir accès à un bon rapport qualité-prix.

Un point important pour l'UCQ est la hausse des frais de scolarité. L'UCQ critique l'inflexibilité du gouvernement et propose une alternative: «Chargeons-leur un prix minimal comme ça se fait au cégep, puis, établissons un système de remboursement proportionnel aux revenus postuniversitaires.» Selon M. St-Gelais, même s'il y a gel des frais de scolarité «on fait juste ramener le problème plus loin dans une couple d'années». En résumé, l'UCQ est un projet dont les convictions et les principes ne sont pas encore développés complètement. En ce sens, il nous explique qu'«étant donné que c'est une formation qui est en train de se construire, l'impact sera incroyablement plus grand que dans toutes les autres formations politiques».

Proche du NPD

Au début, le groupe désirait s'allier avec le NPD et représenter le parti au niveau provincial. Il a été annoncé que le NPD se concentre sur le terrain fédéral et qu'il n'envisage pas de faire une entrée en politique provinciale au Québec. Alexis St-Gelais explique: «La place que le NPD occupe auprès de l'électorat au fédéral est une place qui n'est pas occupée au niveau provincial». C'est pour cette raison qu'il y a des similitudes idéologiques entre l'UCQ et le NPD.

Ancien libéral

Alexis St-Gelais avait 16 ans lorsqu'il s'est intéressé sérieusement à la politique, c'était lors du scandale des commandites. Il a regardé du côté de la politique fédérale, mais comme aucun programme ne le représentait, il s'est dirigé vers le Parti libéral du Québec. Il s'est impliqué pendant cinq ans jusqu'en juin 2011 et il était président du Parti libéral du Québec dans la circonscription de Jonquière. M. St-Gelais se définit comme étant plutôt de gauche tandis que les libéraux sont de centre droit. La raison majeure de son départ est le scandale de Marc Bellemare: «Je m'attendais à ce que Jean Charest, à l'occasion du conseil général, prenne un ton un peu plus solide, c'est-à-dire qu'il annonce quelque chose pour redonner confiance aux gens». À partir de ce moment, le malaise a grandi en St-Gelais qui s'est progressivement éloigné du parti: «Je perdais la motivation d'être dans ce parti-là.»

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